Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 13:50

-          C’est impossible pourquoi aurait elle fait une chose pareille elle adore son métier et elle s’est battue pour faire partie de la mission. Il y a surement une explication plus simple qui nous échappe.

-          Peut être mais vraiment je ne vois pas laquelle. La disparition remonte a quelle date précisément ? et  la police a t elle enquêté longtemps sur place ? parce que moi je n’ai rien vu aujourd’hui qui puisse me faire penser que des gens cherchaient a la retrouver

-          La disparition remonte à 6 jours mais la police semble douter des faits il a fallu l’intervention de l’ambassade pour faire un peu bouger les choses. Je peux vous poser une question à mon tour

-          Bien sur !

-          Pourquoi êtes vous venu ?

-          Ca c’est une bonne question !  notez que c’est une des rares ou je devrais pouvoir répondre mais ce soir même la réponse a celle la m’échappe un peu. J’ai naïvement pensé que peut être je pourrais me racheter un peu car elle a du vous parler de notre séparation non ? Enfin cela remonte a quelques années quand même.

-          Oui elle l’a évoqué parfois mais plus sur le ton de l’incompréhension que celui de la colère. Finalement Je crois que c’est bien que vous soyez là et j’espère que l’on va découvrir quelque chose ou que Florence va réapparaitre mais j’ai des doutes sur la volonté de la police dans cette affaire vous savez on est en Afrique ici et les priorités sont bien différentes.  Bon, je vais vous laisser, mon absence dans le contexte actuel n’est peut être pas très judicieuse le cerbère comme vous l’appelez pourrait s’inquiéter je ne lui ai évidemment pas parlé de cette visite et je compte sur votre discrétion.

-          Bien sur Hélène vous pouvez compter sur moi et je vous remercie d’être venu me voir ce soir. J’aurai une dernière question à vous poser mais je comprendrais que vous ne me répondiez pas.

-          Dites toujours

Lança t elle  avec un petit sourire

-          Est-ce que vous savez si Florence avait quelqu’un dans sa vie en ce moment ?

-          C’est étonnant que vous posiez cette question car au début elle parlait fréquemment de ses aventures mais depuis quelques temps maintenant elle évitait le sujet, je ne peux donc rien vous dire de plus. En y réfléchissant bien je pense que les derniers jours avant sa disparition elle m’a semblait particulièrement peu bavarde.

-          En tout cas merci de votre franchise. Vous voulez que je vous raccompagne ?

-          Non merci ce ne sera pas nécessaire. Et vous qu’allez vous faire maintenant ?

-          Je ne sais pas mais je vais rester encore quelques jours ici je vais essayer d’y voir un peu plus clair mais je n’ai hélas que peu de temps et je connais mal l’Afrique.

Hélène se leva, serra la main de Paul et commença a descendre l’escalier s’arrêta puis se tourna ver Paul.

-          Au fait le cerbère s’appelle Georges, Georges Alsenmeyer et c’est un grand archéologue vous savez

Paul hocha la tête et regarda disparaître la silhouette dans la nuit.

 

Au petit matin, après un nuit de réflexion,  Paul faisait le bilan des informations de la veille en sirotant un jus de mangue convoité par quelques insectes volants locaux.

La situation n’était pas très brillante après cette nuit passée à réfléchir à d’innombrables scénarios le résultat était bien maigre, il avait beau tenté de repousser cette hypothèse il lui semblait que le plus réaliste restait encore celui de la disparition volontaire, mais il ne pouvait pas complètement écarter celle de l’accident. Pour en avoir le cœur net il avait décidé de passer la journée à visiter les sites accessibles au public voir même un peu plus si Hélène le faisait rentrer sur les sites de fouilles réservés.

 

Son arrivé sur la plage parmi les pécheurs passa inaperçue sauf aux yeux de joseph qui suivait Paul du regard pendant qu’il cherchait une embarcation pour les iles de la baies. Il le vit ainsi en grande discussion avec un groupe de touriste anglais puis monter a bord d’un bateau pour se rendre sur une des iles de l’archipel. L’embarcation prenait la direction de Sanjé ya Kati, le groupe avait obtenu une autorisation pour observer au plus prés les fouilles en cour, Paul n’aurait même pas besoin de solliciter l’aide d’Hélène. L’ile était petite et circulaire quelques reste d’une ancienne muraille était visible par endroit, Paul pensa qu’il était surement possible de faire une mauvaise chute dans ces lieux mais cela n’expliquerait pas la disparition du corps. Il savait par ses recherches dans la presse locale que c’était sur cette ile que l’équipe française travaillait en particulier et c’est sur cette même ile que joseph avait emmené Florence a une heure particulièrement matinale. Paul suivait maintenant le groupe qui s’avançait précautionneusement entre des zones délimitées par des fils tendus. Bien des images revinrent a sa mémoire a la vue de cette scène ; il connaissait par cœur les méthodes de travail que Florence lui avait de nombreuse fois expliqué en y ajoutant presque systématiquement son enthousiasme communicatif. Apercevant soudain Hélène il s’éloigna discrètement du groupe pour s’approcher d’elle.

Elle ne le remarqua pas tout de suite, absorbé par l’examen minutieux de ce qui ressemblait à  un morceau de céramique qu’elle observait attentivement.

 

-          Bonjour !

-          Vous m’avez fait peur dit elle en sursottant légèrement. Qu’est ce que vous faites ici ?

-          Je profite de ce voyage pour découvrir le site c’est bien ce que m’a conseillé votre patron non ? Il ne lui laissa pas le temps de répondre et enchaina sur une question qu’il avait oublié de poser la veille. Comment était Florence la veille de sa disparition 

-          Je ne comprends pas ce que vous voulez dire !

-          Etait elle joyeuse, préoccupé, absente je ne sais pas moi…Vous m’avez dit qu’elle n’était pas bavarde alors je m’interroge

-          Elle était comme d’habitude je vous l’ai dit peut être un peu plus renfermée et silencieuse mais je n’ai rien remarqué d’autre.

-          Vous savez Hélène j’ai beaucoup réfléchi cette nuit, et comme en plus, maintenant, j’ai une idée des lieux je serais assez d’avis avec la maréchaussée locale.

-          C'est-à-dire ?

-          C'est-à-dire que : à part une intervention extra terrestre je vois mal comment on peut disparaître d’un tel endroit sans laisser des traces sauf si c’est justement ce que l’on recherche : disparaître sans laisser de traces !

-          Donc vous pensez qu’elle a organisé elle-même sa disparition : je vous l’ai déjà dis ca me parait difficilement concevable !

-          Chère Hélène je ne sais pas vraiment depuis combien de temps vous connaissez Florence mais pour ma part nous nous sommes côtoyés suffisamment longtemps pour vous dire que je ne prendrai jamais le risque de dire que c’est impossible. Avec elle tout est possible et comme en plus elle a le dont de manipuler les gens pour qu’ils finissent par faire ce qu’elle désire……  

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 14:48

La discussion avec Fred son patron fut plutôt houleuse mais Paul se savait en position de force il était un des créatifs les plus demandés par les clients et dans le monde du dieu argent ca calmait les velléités de sanctions. Finalement il décrocha une deuxième semaine contre la promesse de mettre les bouchées doubles à la rentrée.

Apres avoir fait modifier son billet et s’être assuré auprès de l’hôtel qu’il pouvait prolonger son séjour Paul se sentit soulager de pouvoir poursuivre son enquête il se surprit même à apprécier cette ambiance un peu étrange dans laquelle il évoluait. Il décida de fêter ca au bar.

 

La nuit tombait rapidement ici et l’absence d’importantes sources de lumière faisait vite disparaitre les objets et les formes dans une obscurité profonde. Les insectes de nuit se regroupaient alors en une masse impressionnante sur les rares lumières comme un plongeur en difficulté cherchant désespérément une goulée d’air salvatrice. Paul regardait le vol saccadé et tournoyant d’un de ces papillon lorsqu’un serveur de l’hôtel s’approcha de lui.

-          On vous demande à l’accueil

-          Moi ?

-          Vous êtes bien Monsieur Paul Louriant ?

-          Oui c’est bien moi

-          Alors c’est vous que cette ravissante personne attend à l’accueil

Paul regardait le serveur s’éloignait avec un sourire puis se dirigea vers l’accueil.

Même si il n’avait guère eu le temps de l’observer cette après midi il la reconnu tout suite

-          Bonsoir

-          Bonsoir, vous me reconnaissez ?

-          Bien sur vous étiez avec le cerbère que j’ai rencontré li y a quelques heures celui qui ne dialogue qu’avec les autorités locales.

-          Il ne faut pas lui en vouloir toute cette histoire la beaucoup perturbé et il se sent un peu responsable de cette disparition en tant que chef de la mission il doit assurer la sécurité de l’équipe vous comprenez

-          J’essaie, mais pour être franc tout ca et pour le moment aussi clair que cette belle nuit africaine et vous vous êtes qui dans tout ca ?

-          Hélène, Hélène Daltivi et je connais bien Florence  vous aussi d’ailleurs je vous connais un peu

-          Flo vous a parlé de moi c’est ça ?, après tout ce temps ! j’imagine alors tout le bien que vous devez pensez de moi !

-          Si vous pensez que Flo vous déteste vous vous trompez mais c’est vrai elle m’a en effet parlé de vous parfois, nous travaillions souvent ensemble à l’institut a Paris

-          Ecoutez j’ai jamais trop aimé parler de moi et les circonstances incitent plutôt à parler d’elle non ?

-          Oui bien sur excusez moi

-          Vous savez quelque chose sur sa disparition ?

-          Personne ne sait quoique ce soit sur sa disparition. c’est un mystère complet. C’est moi qui l’ai vu la dernière de toute l’équipe c’est ce que j’ai dit aux policiers elle a pris le petit bateau qui nous sert a faire la liaison avec les iles c’est joseph qui pilotait on s’est fait un signe de la main et ils sont partis.

-          Joseph ?

-          Oui c’est le jeune garçon qui vous a conduit ce matin

-          Ah j’ignorais qu’il était aussi impliqué dans cette histoire, J’imagine que la police l’a beaucoup interrogé

-          Oui c’est lui qui semblait pouvoir donner le plus d’information mais d’après ce qu’il a dit il a déposé Flo et il est revenu sans rien constater d’anormal.

-          Aurait-il des raisons de mentir ?

-          Je ne pense pas, je sais qu’il s’entendait bien avec Florence, ils discutaient souvent sur le bateau alors pourquoi mentirait-il ?

-          La région est elle dangereuse ?

-          Il y a des risques comme partout mais nous ne sommes surement pas des cibles prioritaires et nous avons de bons contacts avec la population locale cela fait plusieurs années que nous venons ici.

-          Pour être plus précis je pensais à un enlèvement

-          Vraiment ca me parait très improbable la France travaille ici depuis longtemps avec différentes équipes et la population est très amicale et de toute façon il n’y a pas eu a ma connaissance de demande de rançon, non c’est vraiment très peu probable.

Pendant que Paul écoutait son interlocutrice il eu la désagréable sensation d’être observé, bien sur dans cette nuit d’encre il était facile d’épier leurs conversations sans être très loin, il scruta l’obscurité derrière les lampes mais ne vit rien.

-          Et pourrait t’il s’agir d’un accident une chute dans un puits ou même une noyade. Paul qui connaissait les capacités de nageuse de Florence doutait d’une telle hypothèse mais il connaissait aussi sa curiosité maladive et il était toujours possible qu’elle ait fait une mauvaise chute.

-          On a passé l’ile au peigne fin avec la police et on a rien trouvé et s’il s’agissait d’une noyade on aurait surement retrouvé le corps avec tous les pêcheurs des alentours non je suis qu’elle est vivante.

-          Chère Hélène vous semblez bien affirmative pourtant je pense exactement comme vous mais alors  il ne reste plus qu’une seule vraie possibilité.

Paul murmura ses mots en s’approchant d’Hélène

-          si vous avez raison et si toutes les hypothèses précédentes sont impossibles je dois admettre, nous devons admettre, que Florence a organisé sa propre disparition et qu’elle a cherché volontairement à disparaître.

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 19:03

Alors que Paul commençait à chercher un peu d’argent dans sa poche Joseph avait déjà pris de l’avance sur un sentier le long de la plage. IL remit donc à plus tard la recherche en se félicitant de cet heureux hasard qui lui faisait gagner un temps précieux. Il se mit donc a suivre le jeune garçon qui se retournait de temps en temps en souriant, amusé surement de voir ce publicitaire s’essoufflait a le suivre. Joseph maintenait une distance suffisante entre lui et Paul et il repartait toujours au moment ou ce dernier se rapprochait trop et semblait sur le point de poser des questions, et des questions c’était surtout ce que joseph souhaitait maintenant éviter.

Ainsi Paul subissait le terrible supplice que tout randonneur affaiblit avait un jour enduré. Viser comme un automate le groupe assis pour un repos salvateur et voir le groupe se relever et repartir à son approche. Ce mauvais souvenir d’un lointain stage sportif s’effaça de l’esprit de Paul quand il aperçut enfin la maison et le camion garé a cote.

Joseph semblait avoir disparu comme par magie mais Paul n’avait plus besoin de guide le décor général et les dialogues échangés derrière le vieux camion poussiéreux ne laissait guère de place au doute. Maintenant il allait devoir improviser.

Son premier « bonjour » trop timide resta sans réponse et ce n’est qu’une fois franchi l’avant du vieux Ford hors d’âge qu’il attira les regards vers lui ;

-          Bonjour,

Répéta t il sans beaucoup plus de conviction. Il y avait 2 personnes face a lui une femme d’une trentaine d’année et un homme plus âgé Paul lui donna 50 ans et lui trouva un visage suffisamment sympathique pour choisir de dire la vérité sur sa présence dans ces lieux.

-          Bonjour

Répondit enfin la voix de celui que Paul avait identifié comme un possible responsable.

-          je sais que vous allez trouver la situation un peu étrange mais j’ai entendu dire qu’une française avait disparue et je me demandais si par hasard elle ne ferait pas partie de votre équipe.

Finalement le visage de son interlocuteur lui parut plus soupçonneux que sympathique et Paul regrettait déjà son entrée en matière plutôt abrupte.

-          Et vous êtes ?

-          Oh pardon j’aurai du commencer par là. Je suis un ami très proche de la personne qui a disparu et je me demandais si je ne pourrais pas aider aux recherches.

-          Très proche comment ?

-          Enfin, nous étions très proches, nous nous sommes un peu éloignés ces derniers temps

-          Très proche comment ?

Répéta la voix en face de lui avec un petit sourire qui semblait dire arête de tourner autour du pot.

-          Enfin nous étions ensemble il y a peu de temps et…

Paul ne put finir sa phrase.

-          écoutez monsieur je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux même pas le savoir, je n’ai rien à vous dire ou plutôt si, passez votre chemin. Je ne sais pas ce que vous avez lu ou entendu mais je suis persuadé que cela ne vous concerne pas. Si nous avons des problèmes nous les gérons avec les autorités de ce pays en collaboration avec les autorités françaises alors oubliez ce que vous avez pu entendre ou lire et profitez de la région.

-          Je comprends votre réaction mais je cherche juste quelques informations a titre personnel  je ne suis pas journaliste

-          Journaliste ou pas c’est pareil au revoir Monsieur

-          Je m’appelle Paul, Paul Louriant je suis publicitaire je connais très bien Florence je peux même vous dire par exemple que Flo enfin Florence a une trouille bleu des araignées elle est complètement aracnophobe je me suis souvent foutu de… enfin moqué d’elle parce que ca collait pas trop au personnage.

Il y eu un instant de silence puis l’homme qui commençait à se diriger vers sa collègue s’arrêta et fit demi tour pour revenir vers Paul.

-          Monsieur le publicitaire savoir que votre ex petite amie a peur des araignées et le cadet de mes soucis et si vous avez fait ce voyage pour me raconter ça je vous conseillerais de consulter au plus vite.

L’homme hésita un instant puis repris la conversation en indiquant les iles

-          Vous savez où vous êtes ici ?

-          J’en ai une vague idée

-          Une vague idée…. , vous êtes sur un des sites les plus prestigieux de l’Afrique de l’Est pour son histoire alors allez visiter ce site splendide et oubliez votre ex et ses araignées OK ?

L’homme revint vers sa collègue et ne se retourna plus. Cette dernière observait Paul mais ne dit rien. Il était évident qu’il n’en saurait pas plus ici au moins aujourd’hui mais il était maintenant certain vu la réaction provoquée a sa question que Flo faisait bien parti du groupe.

-          Bon comme vous voulez mais si je peux aider je suis au seaview pour quelques jours encore…..

Sa phrase n’obtint pas de réponse et Paul repris le chemin en sens inverse sans l’aide de Joseph cette fois car le jeune homme semblait avoir disparu. Finalement cette rencontre n’avait pas été aussi inutile qu’il aurait pu le penser au départ. Bien sur la prise de contact n’avait pas été très chaleureuse mais maintenant il connaissait une partie de l’équipe il savait où se trouvait leur camp et la disparition de Flo était officieusement confirmée. Evidemment il aurait préféré en savoir plus, d’autant que la semaine passait vite il ne lui restait déja plus que 3 jours pour avancer un peu dans cette affaire. Il venait de comprendre que le temps dont il disposait allait être bien trop court. Pourtant plutôt que de le dissuader, la discussion qu’il venait d’avoir l’incitait à persévérer pour en savoir plus. Il décida, alors qu’il regagnait ruisselant de sueur sa chambre en fin d’après midi, de prolonger son séjour.

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 18:31

Joseph qui avait passé plusieurs années en France maitrisait parfaitement cette langue, c’est donc dans un francais parfait et avec un large sourire qu’il salua Paul.

 

-          Bonjour.

Lança t il en suivant le français du regard tranquillement assis sur ce qui ressemblait à un petit muret de pierres blanches.

-          Bonjour je vois que tu parles Français mais comment sait tu que suis de France

-          Je t’ai entendu parler a ces personnes la bas

Dit –il en désignant un groupe que Paul avait vainement questionné quelques minutes plus tôt.

-          Je reconnais bien cet accent

-          Alors tu as peut être entendu la question aussi ?

-          Je sais que tu cherches des archéologues Français

-          Exactement et tu sais ou ils se trouvent ?

-          Peut être !

-          Ah si c’est une question d’argent je peux te payer

-          C’est pas pour l’argent

Répondit Joseph avec une colère retenue

-          Alors pourquoi hésites-tu ?

-          Pourquoi vous cherchez les Français ?

-          Parce que je m’intéresse à ce site historique

Mentit Paul a la recherche d’une réponse crédible

Joseph le regardait maintenant avec un petit sourire 

-          Vous mentez mal

-          OK alors disons que je suis a la recherche d’une personne et j’ai de bonnes raisons de penser qu’elle était  ici récemment et comme j’ai entendu dire qu’elle pourrait avoir disparue je viens me renseigner par moi-même Ca te vas comme réponse

-          Qui est-ce la personne que tu recherches ?

-          Une amie à moi , elle s’appelle Florence alors je continue a chercher ou tu peux me conduire jusqu'à eux ?

Joseph sembla réfléchir quelques instants puis sans regarder Paul et en se levant il lança :  

-          Si tu veux

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 18:45

Au matin alors qu’il essayait de comprendre ou pouvait se trouver l’équipe Française en consultant quelques journaux locaux de l’hôtel c’est la vue d’une parabole émergeant d’un toit en paille qui sembla lui indiquer une première direction. En fait, renseignement pris, c’était le toit du pub restaurant de l’hôtel qui encerclait étonnamment un énorme baobab, peu importe,  ce serait donc le point de départ de son « odyssée » africaine mais  Paul ne pouvait savoir en contemplant le tronc de l’arbre gigantesque et les noms gravés dessus que la route serait si sinueuse et le point d’arrivé si loin d’ici.

Aux environs de midi après une matinée peu fructueuse et trop vite passée c’est en dégustant quelques crevettes locales qu’il pensa au regard du peu de temps dont il disposait qu’il était urgent d’avancer plus vite dans ses recherches il se mit donc a questionner voisins et personnels pour localiser le « camp des français » Il ressortit de ses bribes d’informations que l’équipe ne semblait pas séjourner dans un hôtel mais aurait peut être loué une maison non loin de la baie. Paul fut soulagé a l’idée de pouvoir enfin avancer dans une direction et peut être rentrer en contact avec le reste de l’équipe sans prendre un bateau pour rejoindre une des iles de l’archipel. Munis de ces informations parcellaires il décida de descendre vers la plage pour tenter de localiser cette maison et peut être avec un peu de chance en apprendre un plus sur la mystérieuse disparition. Quand il commença sous un soleil de plomb à descendre vers la mer il pu vérifier la beauté des lieux. Les iles au nombre de trois semblaient soutenir les ruines a la surface de l’eau et  se détachaient sur une mer cristalline. Même si l’archipel de zanzibar était plus connu des touristes il ne put s’empêcher de penser que pour un profane en archéologie comme lui le lieu méritait bien le détour. Tout en marchant il tentait de repérer une maison ou un groupe d’individu qui pourrait ressemblait a des chercheurs français. Paul avait dans ce domaine un atout puisqu’il avait déjà vu ce type de décor et pouvait reperer certains détails qui trahirait leurs présence  Son attention entièrement tournée vers cette recherche il ne remarqua pas l’essentiel, l’essentiel pour l’heure s’appelait Joseph, il avait 16 ans et connaissait a peu près tous les cailloux du sentiers, il connaissait aussi par la force du destin un petit morceau de l’histoire, il en n’en connaissait pas tous les risques mais la partie portée a sa connaissance était déjà lourde de menace ; une histoire dans laquelle Paul de son coté s’avançait en chemise en lin et en sandalette avec une désinvolture et un optimisme qui tenait autant a son caractère qu’a une absence totale de vision de l’avenir.

L’insouciance et la naïveté de celui qui ne sait rien mais pense pouvoir rapidement tout résoudre aurait surement pensé un observateur plus instruit et plus sage. Pourtant malgré son jeune âge et à l’ombre d’un arbre minuscule le sage ce matin là c’était Joseph. Ce dernier regarda « l’homme qui posait beaucoup de question sur les français » disparaître à l’angle d’une maison et repris sa filature discrète. Il ne se pressait pas il savait que son objectif ne pouvait pas le semer sur ses terres. Sur ce qui avait emmené Paul  dans son pays Joseph ne connaissait qu’une parcelle de la vérité et il ne possédait aucunes certitudes mais ici et sous ce soleil de plomb «  docteur Johns » comme il avait surnommé Paul dés son arrivé ne pouvait pas lui échapper et cela il en était sur. Cela le fit même sourire car le touriste qui tentait désespérément de faire couleur locale par les habits ou le comportement était en général le plus visible de tous et c’est avec tranquillité que Joseph vit réapparaitre Paul à l’endroit prévu. Il décida de suivre les consignes qu’il avait reçu et préféra abréger une quête qui, il le savait parfaitement, se révèlerait vaine sans sa collaboration. Vaine mais pas dénuée de dangers aussi Joseph pressa le pas. 

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